Bonn,avant-dernière conférence avant le Sommet de Cancún sur le climat

 

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Le troisième cycle de préparation à la conférence de Cancún s'est déroulé du 2 au 6 août, orchestré par le secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le climat (CCNUCC). Les incendies de forêt en Russie, la sécheresse et la crise alimentaire au Niger, ou encore les inondations au Pakistan n'auront pas permis d'accélérer le processus. Au contraire: les négociations se sont soldées une nouvelle fois par des accords non globaux et non contraignants. 

 

Réunis jusqu'à vendredi à Bonn, les délégués de 178 pays avaient pour tâche de préparer la conférence de Cancún qui complétera l'accord conclu à Copenhague en décembre 2009,  destiné à borner la hausse du thermomètre mondial à 2 °C maximum.

Le protocole de Kyoto arrivant à échéance fin 2012, il apparaîssait urgent d'arriver à un accord sur la thématique du climat, dans la mesure où les 37 pays signataires se doivent de respecter leur engagement de réduction de gaz à effet de serre.

La possible interruption entre la première période d’engagement du protocole de Kyoto et la suivante a donné lieu à de nombreuses  tractations avec d’un côté, les pays en développement craignant l’abandon du protocole et de l’autre, les pays signataires du protocole, freinant la prolongation, préférant un accord global tenant compte des Etats-Unis et des pays émergents. Etats-Unis qui reportaient en début de semaine, via la Chambre Haute du Sénat américain, leur projet de loi sur l'énergie. Difficile de ne pas penser que la conférence ne partait pas déjà du mauvais pied...

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Ces nouveaux rebondissements sur le climat mettent - hélas - une nouvelle fois  en valeur les faiblesses des stratégies de discussions multilatérales, pourtant nécessaires vu l'ampleur du phénomène de réchauffement climatique.

De plus, des tensions toujours plus fortes entre les pays riches et les pays en développement se font sentir.

En effet, les pays les plus pauvres (en première ligne face aux dérèglements climatiques), auxquels une aide immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) a été promise, s'impatientent : "On en parle peu et les versements sont encore plus rares", a souligné Dessima Williams, représentante de Grenade au nom de l'Alliance des petits Etats insulaires. "Or on est déjà au mois d'août." "Il est temps d'insuffler un sentiment d'urgence", a souligné le délégué du Lesotho au nom des pays les moins avancés (PMA), rapporte l'AFP.

Suite à la conférence, l’ONU a tout de même estimé que les Etats ont la volonté de progresser « Les pays peuvent se mettre d’accord pour s’engager sur des actions responsables. Par exemple : gérer et généraliser une finance pour le climat, renforcer le transfert de technologies, construire les instruments et les capacités pour accomplir cette adaptation, spécialement pour les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, (…) Les progrès à Cancún devront aussi inclure la création d’une autorité afin de rendre le processus inexorablement global avec une obligation juridique, ce qui devrait prendre plus de temps, (…) Cette semaine a donné aux gouvernements l’opportunité finale d’être clairs sur leur position individuelle. »

Cette conclusion est loin d'être partagée par tous. Effectivement, certains voient déjà en Cancún rien de mieux que l'adoption d'une série de décisions techniques notamment sur la déforestation ou encore les technologies vertes…

Un appel vers plus d'initiatives "locales" ?

To be continued...

Agenda: Les prochaines négociations se tiendront à Tianjin en Chine, du 4 au 9 octobre, dernière semaine de négociations avant la conférence des Nations unies sur le climat de Cancún au Mexique, qui se tiendra du 29 novembre au 10 décembre.


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