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Energie, ressources naturelles, déchets... Le plastique est au coeur du problème !

VolvicLe plastique est aujourd'hui omniprésent et il semble impossible de s'en passer au quotidien. Alors qu'un continent de détritus en plastique est sur le point d'émerger dans l'Atlantique Nord, il est tant de renforcer les efforts pour réduire les déchets. Le pétrole, duquel est tiré le plastique, pose aussi la question de l'économie des ressources naturelles, même si seulement environ 4% des hydrocarbures sont utilisés pour l'industrie plastique.
Heureusement, des chercheurs étudient le problème depuis des années et des alternatives prometteuses se profilent.

 

Le plastique

 

La matière plastique est fabriquée depuis 1860 et pendant 50 ans, elle était issue de matières naturelles et courantes comme les végétaux et le lait. C'est en 1910 que l'on commence à utiliser des matériaux synthétiques et depuis 1930 il est essentiellement fabriqué à partir de pétrole. La production mondiale de masse du plastique commence vraiment après la 2de Guerre Mondiale et passe de 2,5 millions de tonnes en 1950 à plus de 300 millions aujourd'hui. Cette matière peut prendre de très nombreuses textures et rigidités, d'où la multiplication des usages, des bas en nylon aux tupperwares. L'industrie automobile en est particulièrement friande et, paradoxalement, la légèreté de ce matériau a fait baisser la consommation d'essence.

 

Ce qui se fait déjà

 

Depuis plusieurs décennies déjà, des chercheurs du monde entier travaillent à trouver un substitut au pétrole comme matière première du plastique. Des alternatives ont déjà été trouvées, surtout pour les bouteilles.

Brita propose une bouteille issue de matières végétales uniquement (et sans OGM). Elle a exactement les mêmes propriétés qu'une bouteille classique sauf qu'elle se jette... au compost ! Toutefois, l'eau doit être consommée sous 48h et la bouteille est sensible au soleil et à la chaleur.
coca_cola_plant_bottleDepuis 2009, Coca-Cola commercialise dans plusieurs pays la PlantBottle, faite à partir de 30% de matière végétale. Le français Volvic n'est pas loin derrière avec une bouteille contenant 20% de matière végétale et une bonne part de plastique recyclé. Un composant du plastique est extrait des végétaux, donc la matière a exactement les mêmes propriétés, notamment celles d'être réutilisable et recyclable, mais avec un empreinte carbone réduite de plus d'un tiers.
Pepsico prépare une bouteille entièrement d'origine naturelle et compte déjà la faire évoluer pour pouvoir la produire à partir des déchets de ses fabriques de jus de fruit.
Une ONG canadienne a mis au point Enso, une bouteille classique mais qui se biodégrade en moins de 5 ans contre plus de 100 pour le plastique traditionnel. Toutefois, méfiance avec ce procédé qui rejette du méthane, gaz 25 fois plus dangereux que le dioxyde de carbone pour le réchauffement climatique. Il faudrait que les décharges soient équipées de récupérateurs de gaz pour que cette technique ait vraiment un impact positif. La question de l'utilisation des terres arables se pose aussi pour les plastiques d'origine végétale (comme pour les biocarburants, d'ailleurs).

 

Nouvelles voies

 

pouletLa recherche continue pour trouver encore d'autres alternatives. Et cela va plus loin car il s'agit de réutiliser des déchets.
Les plumes de poulet par exemple. Les Etats-Unis à eux seuls n'en produisent pas moins de 2 millions de tonnes par an ! Les plumes sont riches en kératine qui est une bonne matière première pour le plastique. L'expérience avait déjà été tentée plusieurs fois mais le résultat restait sensible à l'eau, problème aujourd'hui résolu. Néanmoins, la transformation nécessite l'ajout de grandes quantités de produits chimiques polluants et dangereux, comme l'acrylate de méthyle, et une production à grande échelle semble encore compliquée.
Autre piste, le plastique à partir de CO2. Il y a 40 ans que la technique est connue mais là encore le résultat n'était pas satisfaisant car trop sensible à la chaleur. L'utilisation d'un nouveau catalyseur permet aujourd'hui d'obtenir les propriétés souhaitées. Le plastique est composé de 50% de CO2 qui est ainsi stocké durablement car la matière est recyclable.

 

Du plastique au Pétrole...

 

Enfin, on peut envisager le problème du plastique sous un angle différent : il est issu d'une matière première de plus en plus rare et précieuse, le pétrole, et crée de grandes quantités de déchets durables et toxiques. Alors pourquoi ne pas tenter une inversion du processus ? Et bien... c'est tenté. Et vous savez quoi ? ca marche et c'est même facile et rapide ! Certes, il faut consommer de l'électricité pour faire fonctionner la machine du japonais Akinori Ito. Mais quand-même, 1 litre de pétrole à partir d'1 kilo de déchets plastiques, ça vaut le coup !

 

 

 

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